Hervé Federspiel

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Blog1 couv enchères

 

Paru en janvier 2011
aux Editions Limitées

LA SUITE PROFESSORALE
par Hervé Federspiel

24 pages agrafées
7 poèmes dont 2 pastiches
couverture bristol, format demi A4


Bandeau couv 4 blog 1

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EXTRAITS

1. (Cancres damnés)

[...] Ô élèves, ô démons, ô monstres, ô débiles,
Du réel sans esprit vous êtes les sectateurs,
Chercheurs de zéro et zombies immobiles,
Tantôt tout pleins de cris, tantôt pleins de stupeur, [...]

(D'après C. Baudelaire, Femmes damnées, in Les Fleurs du Mal)

2. (Sans titre)

Elle avait déclenché un cancer
Sous la pression de sa hiérarchie,
Ils l'avaient fêté au vin de Sancerre,
Dans ses cellules, c'était l'anarchie.

3. (Derniers cours)

Il y aura des journées et des temps difficiles
Et des heures de latence qui semblent insurmontables
Où l'on stagne bêtement les deux bras sur la table
Où la vie suspendue ne tient plus qu'à un fil ;
Cher collègue je t'entends qui marche dans la salle. [...]

(D'après M. Houellebecq, Derniers temps,
in La Poursuite du Bonheur)


4. (Divorce à l'amiable)

[...] N'ayant eu aucun goût spécial pour le néant,
Le suicide est un leurre, la vie est préférable,
Et je me tiens debout autant que sur séant,
Malgré tous les malheurs ça reste à peu près stable.

Impensable est la fuite, il reste son parfum,
Qui attendra la suite, il est temps, je mets fin.
Pas de deuxième chance, pas de deuxième souffle,
Néanmoins je relance la boule de ma moufle.

Pourquoi ça continue ? C'est le continuum,
Le chant du canard nu à la tête coupée,
L'éréthisme fluvial et le pandémonium,
La tautologie pâle et le double loupé

Pour qui n'est qu'un légume traversé de lacunes,
Bavant sa maigre écume dans la boue des lagunes
Où des hominidés ont rompu toute digue,
Je ne suis plus guidé que par la longue fatigue, [...]

(Ecrit sur place en mars 2011
dans les conditions et les plages horaires
du fonctionnaire en service)


LE PROFESSEUR


Blog 1 LSPortrait
                                                                                 photo : Amélie Chassary ©


LES EDITIONS LIMITEES

Parce que la vie est limitée
(tout comme l'individu).

La Suite Professorale (LSP) est le premier livre
publié par Les Editions Limitées (LEL).


Les Editions Limitées ont pour principe évident la conscience des limites, les siennes d'abord mais aussi celles des autres, sur un plan plus "général", et dans son entreprise ce principe se matérialise par la limitation des tirages.

La Suite Professorale a été pour l'instant tiré à 20 exemplaires personnalisés manuellement, or il ne faut pas s'attendre à plus par la suite, même en réédition simple, non numérotée.

Par ailleurs et à l'avenir, Les Editions Limitées prévoient de répondre au désir de publier vite de courts textes qu'il aurait été incongru de soumettre aux délais habituels de gros éditeurs et à leur lourde machinerie. Les Editions Limitées peuvent les publier sur le pouce, encore frais, s'il s'agit par exemple de la retranscription d'un rêve fait la veille. Celui-ci prendra dès lors la forme d'un livre de quelques pages sorti en lot confidentiel, réservé à un lectorat ciblé (jusqu'à l'atteindre au coeur), et ce livre fera presque figure d'objet-livre appelant le collectionneur, étant donné que c'est là un produit à part, comme une oeuvre en petite série. Et ensuite tous les livres proposés par Les Editions Limitées seront aussi "fait maison", une fabrication locale qui se situe à contre-courant de la production massive et de la course aux records de vente caractérisant "le monde de l'édition" actuel.

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Paru en janvier 2010

Couv blog

Catégorie : Littérature française, roman.

Graphisme couverture : Sandrine Colin

Editeur :
Le Moulin de l'Etoile
(Collection Romans)
37, le Gros Chêne
41160 Busloup
Directeur : Jan Demeulenaere

Caractéristiques :
14,8 x 21 cm, 202 pages,
papier bouffant 80g, couverture 250g en papier de création blanc,
pelliculage brillant.

4 ème Couv blog
© Sandrine Colin 
 

RÉSUMÉ :


Le roman s'ouvre comme une porte sur la vie lumineuse de Luc et de Clémence, un couple qui palpite, vibre et voyage. Ils ont cependant les pieds sur terre et gèrent avec expertise et compétence leur bonheur au quotidien.

On suit le récit haletant de leurs tribulations, à la hauteur du picaresque, mais d'un picaresque raisonné, confortable et ludique. En outre, on pénètre leur esprit, là où se mêlent finesse d'analyse et grandeur d'âme, quitte à partager leurs idées.

On découvre tour à tour des chapitres thématiques sur les divers aspects de la vie, étant donné que Luc et Clémence ont compris qu'il fallait compartimenter. Tel est le secret d'une existence épanouie. Et ce n'est jamais pesant, mais enjoué, non dénué d'un certain humour, qui ne laisse pas indifférent.

Le style est vif, incisif. Il y a du Flaubert là-dessous, et du Ducasse aussi, celui des Poésies, bien sûr. Les deux sont d'ailleurs cités en exergue. Comme Bouvard et Pécuchet, Paul et Virginie, ou Belle et Sébastien avant eux, Luc et Clémence s'inscrivent dans une longue tradition de la doublette. C'est pourquoi le livre est riche en références pour ceux qui s’intéressent à la littérature, sans pour autant pénaliser ceux qui n’y connaissent rien.

Ce roman d'à peine 200 pages, qui ne paye pas de mine, est néanmoins chargé comme une bombe, jusqu'à la gueule d’un canon court et gros, bien tassé. Il contient plus d’informations qu'un pavé de plage.

Il se lit comme un livre d’animation, une féérie pour aujourd'hui. Luc et Clémence y pratiquent le storytelling personnel. Ils écrivent leur propre histoire, ils en sont capables. Celle-ci s'apparente à une série composée d'épisodes multiples et variés, où chaque saison les renouvelle. Ensuite, ils renaissent à eux-mêmes, et c'est ainsi qu'ils en imposent.

La question surgit dès lors de savoir s'il s'agit d'un roman démocratique. La réponse est << oui >>. En effet, le lecteur qui se met dans la peau des personnages sera prêt, une fois le livre fermé, à continuer en autonomie les réflexions, les projets, les aventures de Luc et de Clémence. Une suite est possible, faisable par tout public. De la sorte, l'interactivité, qui n'est autre que le rêve des deux héros, devient réalité. Et le roman dépasse la fiction.

Maintenant, et ici, tout n'est pas qu'actions, vérités ou rebondissements. Il y a encore de très beaux moments de poésie. Parvenus à cet endroit, Luc et Clémence nous révèlent à l'évidente beauté du monde.


EXTRAITS :


<< Ils se gardent bien (...) de recourir au manuel de survie pour couples modernes, à savoir comment tenir le coup. Certes, réclamer de l'affection pour vivre est très bourgeois, mais la plupart des personnes vivent comme des bêtes. Luc et Clémence, eux, se comportent en adultes. >> (p.10)

<< Dans la vie de tous les jours, Luc et Clémence font certaines concessions inévitables sans les faire toutes. Ils captent que le consensus est le plaisir suprême. >> (p.12)

<< Pour tous les deux, l’entente cordiale est une des formes de l’amour, sans doute la plus belle. >> (p.14)

<< Luc tient quand même à mettre un bémol à ce tableau idyllique, car il suspecte les impressions en des termes choisis : on croit qu’on a réussi et on a raté, on croit qu’on a raté, on a réussi. >> (p.30)

<< Au bout d’un certain temps, le ménage atteint ses limites, qui le poussent à fonder sa propre famille. (...) Ne souhaitent-ils pas désormais qu’un être survive au ménage et que le nom se perpétue ? Luc, surtout lui, ne tient pas à ce que le patronyme s’égare dans le vide des sphères. L’enjeu est capital de laisser une trace derrière soi, parce que ni Luc ni Clémence ne veulent, lors du dernier soupir, avoir à regretter quoi que ce soit. Surtout, ils considèrent que la vie est stérile sans enfant. >> (p.42)

<< Luc et Clémence avancent comme dans un rêve entre les linéaires. Le chariot prend de la vitesse. (...) Aux carrefours des allées, une végétation luxuriante émerge de grands pots en terre cuite. (...) Par ailleurs, l’atmosphère feutrée du centre commercial doit encore beaucoup aux sons programmés par un DJ et aux diffuseurs de parfum adoucissant. Ceux-ci accaparent en effet tous les sens. >> (pp.109-110)

<< Grosso modo, sur la planète, la culpabilité marque plutôt un net recul. Par exemple, Luc et Clémence, n’en ont plus aucune. Ils ne reçoivent pas de leçons de morale. Ils tiennent juste la morale du plus grand nombre pour la noblesse d’esprit. C’est là une idée noble. >>  (p.131)

<< Une fois dans le lotissement, la berline climatisée glisse à faible allure sur l’asphalte lisse, et Luc effleure du regard les plate-bandes rases, les habitations dans les tons, la course de petits animaux folâtres sur les troncs, les lattes bombés des bancs blancs et la propreté de trottoirs où aucun clochard n’est admis. A l’entrée de la propriété, les pneus grésillent sur le tapis de l’allée, jusqu’à ce que la porte du garage pivote et ouvre à Luc, qui range sa berline en toute décontraction, sous un vasistas à pare-soleil. >> (p.189)

<< Ils sont plutôt confiants, car ils trouvent le bonheur là où ils veulent et où il semble bon. En réalité, ils trouvent une fois qu’ils ont cessé de chercher. Et puis la force de l’habitude est magistrale. Comme l’eau, elle entraîne tout sur son passage et tout y coule de source. Luc et Clémence font alors l’expérience magique du bonheur. >> (pp.142-143)



L & C

 

COMMANDER "LUC ET CLEMENCE" :

dans les FNAC ou chez votre libraire habituel

par mail, sur ce blog, à la rubrique "Me contacter" (hervefederspiel@yahoo.fr)

directement chez l'éditeur :
site : www.lemoulindeletoile.com
mail : info@lemoulindeletoile.com

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CARDLAND

Cardland1-couv
Livre-objet, exemplaire unique, couverture cartonnée en couleurs,
format 12,4 x 16,5 cm,
pages-pochettes intérieures, plastifiées sur fond noir,
19 pages remplies sur 36 possibles.

 

Double-page
Une double page.

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Cardland : Extraits

Chap1

Illustr1

Chap3

Illustr3

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Cardland : 4ème de couverture.

Cardland12
© Federspiel 2011

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"8 jours 2 vies privées", roman

Turin 97
Carton d'invitation
pour la présentation de la sélection française
au Cyber Espace Hors-Limites,
35 rue de la Paix, 13001 Marseille.

Turin lego
Couverture du catalogue français, Transparence Prod. 1997.

 

Illustration du catalogue français :

Portrait lego

Texte du catalogue français :

MMMH_________________________

Monsieur M mono-man l’idiot mate l’audimat amat x à max _ l’oeil exorbité du viseur visqueux contre l’écran à cran défile sa bande cérébrale _ serre et branle molle la télécommande au poignet le vit veuf en l’autre main _ retour / avance accélérée d’auto-revers _ primitive _ la _ maladresse et misère sexuelle d’yeux zéros _ la vie du célibataire libidineux avec honte à la petite semaine _ c’est tous les jours dimanche tous les jours c’est la même chose _ pour l’hominisé unilatéral post _ télé le vide des sphères _ l’âne atomique Monsieur M minuscules testicules _ l’1 encore davantage atrophiée que l’autre _ couilles très à l’étroit dans leur étui de peau rabougri _ ni ne pendent ni ne ballent _ impair de bosses bénignes _ la 1 lui est même d’un ennui douloureux car le conduit qui y mène s’enfle d’une hernie alarme sous pubis _  les fausses jumelles se rétractent souvent de conserve _ se réfugient en hors-bite au fond de leurs cavités respectives _ laissent les sachets secs dehors _ réellement rien à voir ou presque nul o toucher _ à se mettre sous la dent _ creux dedans _ pépins du pékin _ testostérone stérile _ sperme rare _ en leur givre d’angoisse qui les transit devant le verre _ carré blanc _ crie au génie _ les diminue en les durcissant ratatinant encore + si possible _ aux frontières du ridicule Monsieur M _ sa dernière longueur l’obsède _ tout juste la moyenne la dimension du pénis au micro _ l’unique souci interne minable de l’eunuque en phase t Germinale = sa valeur d’usure hors d’usage _ décimètre décimé _ décidé de s’y mettre ? non, déjà trop tard _ selon une étude américaine, la taille de la queue de l’homme occis d’entaille par accident serait passée en quelques décennies de 15 à 12,8 cm, raide s’entend _ donc ___________________ nous nous rapprochons dangereusement de Monsieur M _ lui aussi ne rampe pas très loin et peut merder pire au ver ((terre) atterre) _ étalon stoppé à quelques centimes _ enregistrer ses contre-performances voici sa marotte (et carotte journalière) _ empreinte mini-mâle au contact digital contrôle _ il se mesure l’appareil et le top de ses érects _ chaque soir il se vérifie conforme _ ça ne grandit pas l’hombre pour autant _ ça suffit _ ça peine (hisse en bas) _ Monsieur M de toute façon doute _ et aussi l’art du cochon allez puisque c’est de ça _ au temps du coucher pas assez de bonheur _ il date _ crépuscul l’air du (chut!) _ dormeur du pal récupère _ l’éternité _ couac ((RV (no made) : rendez-vous à la manque)

(H / F) 140996
__

Catalogue italien :

Catalogue turin
Biennale dei Giovani de l'Europa e del Mediterraneo,
Torino 17 aprile-11 maggio 1997,
con il Patricianio di AFAA, UNESCO, Ministero degli Affari Esteri,
§ Scrittura, p.189.

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8 JOURS 2 VIES PRIVEES

Frutti cover

Frutti page

 

EXTRAIT :

(4) – RIFIUTI NOTTURNI
     LEI (si) scava la notte / Sega / l'indomani LEI dovrà rifare il letto /Cesoie/ vale a dire piegare correttamente e con cura quello stractio ancora umido della presenza dei corpi, del loro odore, del loro calore - e le tracce di due inconsce reptazioni (di ora in ora addormentate) si sono inscritte per lungo tempo (salvo energica stiratura) /+/ ridare Forma (piatta) a quel casino tutto sottosopra /+/ sbrogliare i cuscini che si sono attorcigliati, avviticchiati come una corda /+/ la cosa più dura che resta da fare, perché LEI deve farla, logicamente, prima di tutte le altre cose : la pulizia, i rifiuti o polluzioni notturne. Per es, i suoi peli pubici : a miriadi, infatti, lui semina quelle volgari virgole, alcune delle quali sono prtaticamente inestirpabili dalla loro riposta tana. E le sue tracce di lerciume (fresco) su diversi centimetri, farinoso o battuto (con poca fortuna), o rotolini simili a vermetti neri appuntiti alle estremità, palline di gomma laida, bolle di chewing-gum incenerite. O ancora listelle d'unghia del ditone del piede strappate nervosamente a mano, in mezzo a lievi macchie (tipo cloaca) come ombreggiature di muffa. Ogni volta queste ultime instillano un dubbio tremendo nelle sua mente, che giunge fino alla nausea : possono essere marroncine, possono essere anche giallastre... Quanto al fetore di bestia che ne resta (+/– in cattive condizioni), poco gliene cale, perché il solo fatto di vedere (uno scendiletto - bisogna cambiare tutto o no ?), analizzare, memorizzare quello spettacolo la rabbuia o ogni alba (horr...).

                                         Traduzione dal francese di Dario Buzzolan.

 

EXTRAIT EN FRANÇAIS :

Monsieur lace les bottines rouge sang à ses pieds se dresse debout très raide les jambes écartées il est entièrement nu à part des porte-jarretelles de dentelle violets sans bas pendent flottent sur ses hanches et le haut de ses cuisses maigres se plie en deux presque à angle droit les bras tendus en avant en appui contre le mur du fond Madame entre sur scène derrière son dos serre dans chaque main une de ses couilles ballantes celles d’un chien tire dessus à mort comme si elle avait l’intention de les décrocher de leur potence la peau sur le point de s’arracher les poils uns à uns qui se détachent ouille neige noire << je vais te traire la vache je vais te traire >> Monsieur bande cet âne alors que Madame s’est harnachée à la taille d’une ceinture-phallus en latex marron (longueur 16cm diamètre 4,5cm) et de la sorte armée elle lui ouvre plus largement la raie velue des fesses N&B lèche l’anneau mauve étoile lubrifie salive fourre sa langue jusqu’à la garde frétille hélice sent la merde épices et sucre confondus envahir sa bouche la friselure d’un poil qui lui gratte la palais elle prend bien son temps pour mesurer tout ce qu’il y a de mou en pâte paquet à l’intérieur lourd lourd encore deux ou trois louches et sort de là s’agenouille maintenant à ses pieds délace ses bottines les lui retire à bout de bras les manie talons aiguille en avant pointes et perce d’un coup sec pique direct dans l’anus au bout remonte vers le haut quasi vertical comme pour lui déchiqueter le conduit à minuit file le long de ses jambes deux minces filets d’un liquide dense rouge
Madame est attachée au lit sur le dos les quatre membres en diagonales écartelées noeuds de chanvre et baîllon bandeau sur la bouche et les yeux dans la bouche une boule de chiffon elle porte juste un mini short blanc Monsieur tout habillé en costume d’époque haut de forme un parapluie à la main de sa pointe en acier lui taquine les chairs la glace du métal qui se pose deci delà roule caresse entrouvre le short entrecuisse en vue le pubis noir buisson ardent il cherche l’entrée dissimulée derrière la grotte et une fois découverte même si les quatre lèvres sous le coup du froid se rétractent il se fore un passage rude dur ça grince presque il abandonne le parapluie planté au fond de sa chatte repose à plat Monsieur monte sur le lit debout au-dessus d’elle il se déboutonne éjecte son boudin bleu mou le gland à jour les couilles bien enflées des veines des veines ça commence à fermir alors qu’il est encore temps il lâche le jet jaune chaud le doux bruit de la pluie par terre et sur Madame qui doit ouvrir grand sa gueule d’ombre et faire ahah glougloute déborde d’autant qu’il lui loge le tuyau entre les dents ensuite du même pinceau lui en badigeonne la face trempée presque noyée Monsieur la mord triture compresse pince malaxe empoigne n’importe comment cette peau si délicate à califourchon maintenant il chie et le premier énorme étron lui retombe pile mille sur le nombril en spirale s’enroule très lentement et se termine avec une queue pointue virgule pousse encore attend un peu lui en reste pour un second étron hésitation où va-t-il bien pouvoir déposer son cadeau il cherche se tortillant du cul en altitude vire à gauche à droite peut-être le meilleur endroit pour une belle crotte ça y est O s’arrondit de jais se développe impressionnante section un tronc compact homogène de tout son poids se suspend dans l’air soudainement empesté balance à peine allonge imperceptible encore ça de gagné 30 35 40 secondes et puis un léger froissement la chute de la chose mate 20 cm plus bas sur l’oeil elle a eu le dernier réflexe de le fermer simultanément craché plus fort qu’elle le linge qu’il lui avait rebourré en gorge mais il a suivi le mouvement des 20 cm d’un coup descendu à son tour s’asseoir sur sa face se frotter enduire étaler de sa graisse rebondir à intervalles afin qu’elle ne s’asphyxie se raplatir écraser le caca sur l’oie Madame d’une autre couleur désespérement elle lui plante ses crocs le dévore le blesse au centre des fesses qu’il lâche prise merde enfin sous la douleur au lieu de ça Monsieur trouve l’érection totale et tout doux se décalotte peau de pêche sombre lave cardiaque commence de battre tam-tam double de volume extrémité aveugle explose cingle l’espace bouquet de spasmes bouillon qui s’étire élastique trouble gouttes à au moins cinq reprises déchargements considérables peau du ventre femme s’en tapisse dessus Monsieur s’essuie latéral et laisse le pénis s’engourdir bien mérité lorsque Monsieur au terminus soulagé 3X se relève pour de bon renfile son pantalon et grogne Madame encore couchée a le masque
(Red.x).
 

"8 jours 2 vies privées" : Ce bref roman (30 pages) a été sélectionné en 1997 pour représenter la France à la Biennale des Jeunes Créateurs d'Europe et de la Méditerranée, Torino 97, dans la section "Littérature et poésie".

Différents passages du roman ont été mis en scène puis interprétés par une cinquantaine d'acteurs et d'actrices au Teatro Regio (Théâtre Royal) de Turin.

La même année, "8 jours 2 vies privées" a valu à son auteur d'être lauréat des Inédits 97, récompense décernée par le CIPM (Centre International de Poésie Marseille).

S'en sont suivis quelques interviews, des articles de presse, deux passages à la télévision, des publications en revue, avant que tout cela ne se tasse.

Actuellement épuisé, ce texte sera peut-être réédité un jour.

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